
Zoom sur Kompa Informatika d’Hasparren !
Kompa informatika est une entreprise de 3 salariés située au centre-ville d’Hasparren. Nous avons rencontré son dirigeant Edouard OXOBY.
Depuis quand Kompa existe-t-elle ?
Kompa Informatika est née en 2004, au n°18 de la rue Francis Jammes à Hasparren.
Cette implantation en centre-ville apporte un service de proximité en numérique et en informatique. En 20 ans, notre activité a évolué et s’est étoffée. Les premières années, la réparation et la vente concernaient l’informatique et les cartouches d’encre à la marque (Brother, Hp, Lexmark, Epson, Canon,…) ou celles recyclées par Cartouch’eco.
Dans les années 2015, la rénovation du bâtiment Arkitea, nous a amené a déménagé, le temps des travaux, à quelques centaines de mètres, dans la boutique Euskalfon. La branche téléphonie commence à émerger.
En 2022, Kompa retrouve sa boutique rénovée, avec un espace supplémentaire, dédiée à la réparation et au reconditionnement des téléphones (Iphone, Samsung, Motorola, Xiaomi, Doro,…).
Quels services spécifiques voulez-vous apporter ?
En matière informatique, nous apportons une aide et du conseil à nos clients par des rencontres et des discussions qui ne sont plus possibles auprès des grandes enseignes.
La relation de confiance qui s’établit avec nos clients nous confère une responsabilité en matière de qualité de service.
Ces 20 années d’activités se sont construites à la fois grâce aux clients particuliers et professionnels ou collectivités, notamment avec nos contrats d’accompagnements réseau et sécurité.
Vous êtes un opérateur téléphonique, quelles sont vos spécificités ?
En 2024, nous sommes devenus opérateurs Télécom avec la marque Kompa. Cela permet d’associer des abonnements téléphoniques ou télécoms avec un savoir-faire technique et de proximité.
Tous les abonnements sont payables en Eusko également, ce qui est une première en Iparralde.
Service de proximité payable en monnaie locale, c’est un circuit court dans le monde du numérique.
Milesker Edouard
AGTRANSAP
Depuis septembre 2024 et jusqu’à fin juin 2025, pour sa seconde édition, et malgré d’importants obstacles (non renouvellement du contrat de l’animatrice et suppression de la formation du catalogue de l’UPPA sans explication), 10 nouveaux étudiants ont intégré la formation AGTransAP (Approche Globale de la Transition Agroécologique Paysanne) à Hasparren.
Tous sauf un viennent du 64. Ils ont entre 26 et 57 ans, ont des profils très divers. Au cours de sa formation, Chacun d’eux, murit son projet personnel, en lien avec la transition écologique. Renforcement des acquis, meilleure connaissance du territoire sont les attentes essentielles en vue d’une reconversion et d’une insertion professionnelle locale.
AG TransAP offre une approche pédagogique vivante, innovante permettant de bien comprendre les expériences du territoire et les enjeux universels : Visites de sites, de fermes, conférences débat, interventions des spécialistes français voire européens reconnus dans divers domaines de l’Agroécologie, de professionnels ou techniciens l’agglomération. Agroforesterie, gestion de l’eau, Plan Alimentaire territorial, lecture de paysages… sont quelques thématiques abordées.
Un formateur accompagne le groupe à chaque session et le contenu pédagogique est validé par une commission pédagogique. Après chaque session, un bilan de satisfaction est demandé à chaque stagiaire. Cela permet d’éventuels rajustements et une individualisation des parcours.
Ces étudiants sont tous inscrits à France Travail, comme l’exige le principal financeur : la Région. Les stagiaires de la première promotion, se sont insérés pour la plupart dans le tissu local : communes, association, création d’activité…
Permettre aux communes, aux fermes, aux entreprises, aux associations de s’engager dans une transition vers un autre modèle de société plus respectueux du vivant, tel est le défi que se donne l’équipe animant AGTRansAP, composée de membres d’EHLG, de BLE, de Hemen et de chercheurs et acteurs indépendants.
Le projet ATARIA par Philippe MAYTE
Philippe Mayte, 54 ans, natif de St-Jean-Le-Vieux, est professeur d’histoire-géo ET directeur de Largenté (Ecole-collège-Lycée-BTS) à Bayonne.
Il est aussi trésorier du Conseil de développement du Pays Basque.
Il préside l’association Ataria-Maquettage, dont Hemen est sociétaire avec plus de 50 autres membres.
Ataria envisage de déployer une offre d’animation “large public Euskal-Herria” en 2025-2026.
Philippe, Egun on!
Que prépare ATARIA pour nous rapprocher tous, nous inciter à “faire pays”, en nous “prenant en charge par nous-mêmes, solidairement” ?
Ataria a pour ambition de proposer des outils, des démarches qui permettent aux habitants d’Iparralde de mieux le connaître, pour mieux y vivre. Nous partons d’un constat, d’une réalité où le rapport au territoire, à sa culture, sa langue, ses réalités économiques et sociales nécessite d’être “accompagné” . En effet, il y a des risques (voir plus) de désintérêt, de repli et d’isolement voire de négation qui n’augurent rien de positif pour une cohésion sociale. Ainsi depuis plusieurs mois, un groupe de de travail constitué de bénévoles prépare des modules de découverte que nous allons expérimenter auprès d’habitants d’Itsasu et d’Ustaritz, volontaires pour les tester. Notre ambition est de pouvoir ensuite les décliner autant que de besoin. Nous voulons développer une pédagogie qui vise à faire des personnes accompagnées à minima des “habitants” de ce pays, au mieux des “passeurs ” ou même des “guides”.
Que proposera Ataria pour les “entrepreneurs vertueux”, nous appelons ainsi ceux qui soutiennent et co-animent Hemen ?
Nous envisageons de décliner ces modules, de les adapter aux réalités et aux contextes des entreprises demandeuses. Nous sommes convaincus que ces parcours peuvent permettre aux équipes des entreprises de vivre un meilleur ancrage dans leur entreprise, dans leur territoire. Notre offre vient contribuer à la démarche RSE qui est d’ailleurs devenue démarche RSET (Responsabilité sociale , environnementale et territoriale). Associer la culture d’entreprise à celle du territoire, aux réalités socio-économiques nous semble être vertueux tant pour les personnes que pour le collectif.
Quand seront proposées les premières opérations, et diffusables les premiers témoignages ?
A partir de février 2025, nous allons débuter des modules pour les habitants. Ils seront présentés le samedi 18 janvier à 11h à Itsasu (salle des associations près de la mairie). Si nous les destinons initialement aux habitants d’Itsasu ou d’Ustaritz ils pourront accueillir d’autres personnes. Ceci n’est qu’une première proposition. Il s’agira de 5 modules qui permettront une itinérance à travers le Pays Basque (Nord et Sud), faite de rencontres, d’expériences, de créativité sur les thématiques culturelles, linguistiques, historiques,économiques et sociales. Bien entendu la langue basque aura une présence réelle avec pour objectif de la rendre accessible à chacun.
Autres ambitions ?
Nous travaillons aussi sur des projets pour la rentrée 2025 notamment à destination des étudiants. La rentrée 2025 sera aussi le début d’une première professionnalisation d’ATARIA ce qui permettra de déployer une offre plus conséquente avec des publics divers que nous avons ciblés. Ataria fourmille d’idées… Il lui faut du temps (et de l’argent) pour pouvoir les approfondir et les rendre opérationnelles
Milesker Philippe